Pugnacité versatile

23/06/11

Poisson

Un poisson dans l'eau se gratte ces équailles.

Il tourne dans son bocale, heureux d'être ignorant.

Sa mémoire limitée, lui permet d'oublier le trépat, le passé, tout ce qui n'est pas instantané.

Dans son eau claire et fraîche, il virevolte. Il nage, et nage encore.

Il se nourrit de pacotilles. De bruits sourds, et d'ortilles.

Il rencontre une lièvre galeux, malade à en mourrir. Qui, le malheureux ne peux se souvenir.

 

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Future

transitions transitoires.

futur virvoltant.

Un pas aprés l'autre. Un petit avancement.

Fébrilité dans l'air.

Incertitudes amères.

Avec une bière et une clope, je pense à mon avenir.

lubie instantanée.

Difficulté à se projeter.

Jalousie mal placée. Bien vite refoulée.

Engloutie par la vague, je vais peut-être me noyer.



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25/01/11

Une nuit obscure.

Une nuit obscure.
Dans les rues pavées et étroites quelques silhouettes se dessinent en ombres chinoises.
Une brise rafraichissante souffle.
Il est aux aguets. Scrutant l'obscurité afin de discerner un mouvement, un geste.
Il se tient comme une statue dans l'embrasure de la porte.
le silence est presque complet. Seul un murmure léger de voix lui parvient aux oreilles.
Il n'y a pas de mots, juste quelques bribes incomplètes qui créent une douce mélodie.
La lune s'élève, grosse et pleine. Elle ne parvient pas à percer les ténèbres.
Il y a juste ce son, ces intonations et cette noirceur feutrée.
L'odeur de la terre mouillée et de cette chaude humidité parfait ce tableau bien étrange.
la révolution n'est pas pour ce soir.

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_ Dans un tube volant _

je passe ma journée dans un tube volant,
qui si balade au milieux des nuages,
qui bouge en fonction des vents.

Je suis une marionnette qui répète ses gestes machinalements.
Je souris. je montre les sorties.
je dis "du sucre ou de la crème avec votre café?", "s'il vous plait" et "merci".

Mon visage est camouflé derrière une bonne couche de fond de teint.
Mes cheveux sont plaqués grâce aux barrettes et à la laque.
Mon uniformes et un véritable costume.

C'est une constante performance.
Des gestes sûrs et su.
C'est un rôle parfaitement connu.

la répétition des phrases.
Des têtes qui diffèrent chaque jour
mais qui, dans l'absolu ne change pas.

je suis une hôtesse de l'air
qui travaille dans un tube volant
avec un sourie aux lèvres en pensant à tout ces gens

A tous ces gens qui nous prennent pour des tartes,
avec nos yeux trop maquillés.
Avec nos sourires un peu figé et nos conversation légères
...








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humeur hivernale

les arbres sont secs. Crus. Nus.
un vent froid qui souffle.
Une grisaille ambiante.

les murs sont gelés.
Les manteaux, écharpes, et bonnets
ne suffisent pas pour avoir chaud.

Il n'y a pas de neige.
Uniquement ce froid transperçant et ce gris dominant.
Les gens ne sourient pas.
les visages sont ternes.

un thé fumant sur la table, une cigarette au coins des lèvres.
Par la fenêtre j'observe,
cette vie humaine ralentie, qui à perdu son éclat.

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02/04/10

Dernière représentation

Un dernier pas de danse. Une pirouette qui s'estompe.
La scène se retrouve dans un noir profond.
Les applaudissements ont cessé. Depuis longtemps déjà.
Seul le bruit du ventilateur reste. Régulier. ondulant.
Dans un coins, des bouteilles vides.
une mouche qui passe.
une porte qui se ferme.
Il y a ce je ne sais quoi dans l'air qui sent la fin.

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21/02/10

Sumatra ou une esquisse de sensation.

5 jours. Une ile au milieu d'un lac sur une ile, un volcan et deux villes plus tard, l'Indonésie (après avoir traversé Java et Bali il y a deux ans) est définitivement un pays intéressant.
Sumatra, je m'attendais à être entourée par une culture plutôt d'influence musulmane. Après tout, lorsqu'on pense à Sumatra c'est surtout Banda Aceh qui vient à l'esprit. Alors quelle ne fut pas ma surprise en arrivant au lac Toba de découvrir une communauté à large majorité protestante. En étant sur la route, je me reprends toujours, à un moment ou à un autre à penser à l'expérience du voyage.
D'abord J'aime le voyage pour son dépaysement. Cette sensation de prendre le temps de s'arrêter sur les détails. Cette décentration qui s'accompagne de la découverte que d'autres vivent et pensent différemment. Une évidence me direz-vous. Oui. Mais en faire l'expérience donne une autre dimension.
La découverte, à travers une langue qui n'est pas la votre. Qui peut être rude ou plaisante à l'oreille. Le sourire qui accompagne un "Salamat Pagi", "Salamat datang", "tidak" ou un "terima kasih"
La découverte à travers le paysage. Sumatra, a été bien plus agricole que l'image que j'en avait. Ces plantations de mandarines, d'hévéas, de maïs. Ces champs, de riz, de piments, de tomates, qui créent, modèlent et modulent le paysage. Ces tons de verts, tirants sur le bleu ou le gris pour certains. Un peu de forêt. Ces étendues d'eau, lisses et calmantes. Ces maisons en bois ou aux brics sans crépit ni peinture. Ces toits pointus et élancés pour certains. La lessive, dehors qui sèchent au soleil. Ces enfants en uniformes qui rentrent de l'école. Ces hommes accoudés face à la route qui boivent leurs cafés, fument leurs cigarettes dans ces stands miteux.
La découverte par l'acceptation d'une hygiène différente. Ne pas avoir d'eau chaude. Ne pas avoir de vrai toilettes, ne pas avoir de douches.
Voir ces eaux usées, grises grouillants d'insectes et de détritus s'écouler ou plutôt stagner dans les caniveaux.
Se trouver face à une prairie verdoyante et remarquer sur le côté l'amoncellement de vieilles boîtes de conserve, de vieux sachets en plastique, et de bouteilles en pet.
La découverte par la négociation et le marchandage. Marchander son durian, mais aussi son transport ou son logement. Fatiguant.
Dans tout les cas c'est une immersion de tous les sens. L'odorat surtout qui redécouvre des odeurs enfouies au fin fond de la mémoire ou  en découvre de nouvelles.
La vue qui contemplent des heures ces marchés, ces stands, ces gens, ces couleurs.
Ces bruits aussi. Un minaret par ci, le beuglement des moteurs par là. ces voix qui vous hèlent en passant.
Finalement -
Le voyage c'est donner une plus grande complexité à un monde extraordinairement multiple.

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14/02/10

Harmonie désuète

Aujourd'hui est un jour d'exultations moroses.
Et l'année de Tigre a commencé.

DSCN4355

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07/02/10

Concentration, mouvement aléatoire?

Je comprend pas, pourquoi des fois, je fonctionne comme ça.
Je tourne en rond. Je regarde en l'air, et puis mes yeux retombent sur ma feuille.
Je lis trois fois la même ligne. Je soupire. Et puis je repars dans mon escapade mentale.
Je quitte la pièce. Je ne suis plus là, maintenant. Je suis là-bas, je refais mon passé. J'imagine comment les choses auraient pu se passer.
Ou alors je suis dans la prospection, dans le fantasme de ce que pourrait être mon future. Je fais des arabesques, j'emprunte des sentiers sinueux qui ne mène jamais nul part. Mais dans tout les cas de figure,  je ne suis plus encrée dans le présent. Je fuis l'instant présent. Mais cette fuite ne peut être que fugace. Après une journée à trainer, ressasser, penser, voilà une soirée passée dans l'instantané.

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20/01/10

Lumineusement sombre

de l'air frait sur la figure.
les yeux grands ouverts
je regarde le noir.

Je me perds à rien faire. Je erre dans la nébuleuse de la toile.
Je gribouille un visage grimaçant au coins d'une feuille.

J'essaie de me projeter dans un future incertain et inconnu.
Je finis par dormir, et rêve que je me marrie avec un inconnu.
je ne fais pas l'amour. Je sens la crainte. Je n'ose avouer la vérité à la personne que j'aime. Le téléphone sonne. Je quitte temporairement le monde des rêves.

je fuis mes responsabilités.
Je baille et mes glandes lacrymales se mettent à l'œuvre.
Je pense à ce que je dois faire et je ne fais pas.
Je suis terriblement calme. Je perçois les contrastes et les oppositions s'affronter.
Je ne m'aime pas.

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